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L'Islande, matière première : Bernard Alligand fait don de neuf œuvres au musée d'Árnes.

26 août
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 août


Kristín Scheving, directrice du musée d'art d'Árnes et Bernard Alligand
Kristín Scheving, directrice du musée d'art d'Árnes et Bernard Alligand

L’Islande n’est plus un simple paysage pour Bernard Alligand : c’est une matière. Depuis plus de vingt ans, l’artiste français y puise une inspiration aussi concrète que tellurique. En juin 2025, à Paris, Kristín Scheving, directrice du musée d’art d’Árnes à Hveragerði, a reçu des mains de l’artiste un don de neuf œuvres qui scellent définitivement ce dialogue entre la France et la terre de glace et de feu.


De la poussière volcanique à la toile

Tout commence par une quête : celle de la mémoire des sols. Après le choc des grottes de Lascaux dans les années 1980, Alligand n’a cessé de traquer les traces minérales du monde.

De la poussière volcanique à la toile

Tout commence par une quête : celle de la mémoire des sols. Après le choc des grottes de Lascaux dans les années 1980, Alligand n’a cessé de traquer les traces minérales du monde. En Islande, il prélève des sables noirs et nacrés, des blocs de lave, des boues soufrées, des végétaux – qu’il intègre directement dans ses œuvres, sur toile ou sur papier. Ces fragments de territoire deviennent planètes, astéroïdes, glaces flottantes et lumières boréales. L’artiste ne représente pas l’Islande : il la fait exister sur la toile, dans sa rugosité première.


Ce don au musée d’Árnes n’est pas un geste isolé. Il couronne des années de travail et d’expositions, dont Retour d’Islande à la résidence de l’ambassadrice d’Islande à Paris en décembre 2023 – où le documentaire Échos d’Axel Clévenot, plusieurs fois primé, a été projeté. En 2025, le film sera officiellement sélectionné au MIFAC à Angoulême.

Une reconnaissance institutionnelle en écho

Ce don au musée d’Árnes n’est pas un geste isolé. Il couronne des années de travail et d’expositions, dont Retour d’Islande à la résidence de l’ambassadrice d’Islande à Paris en décembre 2023 – où le documentaire Échos d’Axel Clévenot, plusieurs fois primé, a été projeté. En 2025, le film sera officiellement sélectionné au MIFAC à Angoulême.

Parallèlement, l’exposition Islande et livres d’artiste au Manoir des Livres en Haute-Savoie (Été-Automne 2025) dévoile une autre facette de son œuvre : plus d’une centaine de livres d’artiste, nés de collaborations avec des poètes islandais comme Sigurður Pálsson, mais aussi Michel Butor ou Kenneth White.

 Le minéral me parle ; je ne fais que lui prêter ma main.

Un geste qui fait lien

En offrant neuf œuvres au musée d’Árnes, Bernard Alligand ancre son travail dans le paysage culturel islandais. Plus qu’une consécration, c’est un retour aux sources pour cet arpenteur des matières premières. Comme il le dit lui-même : « Le minéral me parle ; je ne fais que lui prêter ma main. » Un don qui résonne comme un pont durable entre deux rives artistiques.


L’ambassade d’Islande a salué ce geste, qui témoigne de la vitalité des échanges culturels franco-islandais.


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