GRAVURE AU CARBORUNDUM

 

L'ACCORD MATIERES-FORMES-COULEURS

Jusqu'à la fin du XIXème siècle, la gravure était surtout un moyen de reproduction lié à la maîtrise d'un savoir-faire. C'est seulement au début du XXème siècle, et sous l'impulsion des peintres, qu'elle deviendra source de créations originales sans remise en cause des nombreux procédés établis. Il faudra attendre l'arrivée de Henri Goetz avec son invention de la gravure au carborundum, adoptée depuis enseignée dans de nombreux pays.

Bernard Alligand rencontra Henri Goetz en 1985 à Nice. Cette rencontre lui permis d'explorer de nouvelles techniques autour de la gravure au carborundum.

Bernard Alligand collabore avec plusieurs ateliers et éditeurs de gravure : Félix Richard, Bernard Rémusat, l'atelier Pasnic, l'atelier RLD, L'Estampe...

Atelier Pasnic, Paris

L'EXPERIENCE DE L'ESTHETISME

Le temps. 2009.
Le temps. 2009.

F. 33 x 33 cm, image 22 x 22 cm. 30 ex. numérotés, signés par l'artiste. Ed. AB

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Perles. 2008.
Perles. 2008.

F. 34 x 34 cm, image 22 x 22 cm. 30 ex. numérotés, signés par l'artiste. Ed. AB

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Rivière d'encre. 2010.
Rivière d'encre. 2010.

F. 100 x 66 cm, image 84 x 50 cm. 8 ex. numérotés, signés par l'artiste. Ed. AB

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Le temps. 2009.
Le temps. 2009.

F. 33 x 33 cm, image 22 x 22 cm. 30 ex. numérotés, signés par l'artiste. Ed. AB

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Gravure au carborundum. Plusieurs passages, collages, intervention au pochoir, sur papier Moulin de Larroque 600 g. 

A LA DIFFERENCE DU DESSIN OU DE LA PEINTURE qui tendent à privilégier la perception visuelle et demeurent - du moins partiellement - arts de l'illusion, la gravure, sans exclure complètement ce caractère, s'adresse en premier lieu, au sens tactile. Ce trait apparaît d'emblée dans le travail de Bernard Alligand. Il se traduit par l'incontestable primauté de la profondeur. En effet, pour obtenir une gravure, dans tous les cas, il s'agit de creuser. Peu importe la plaque qu'on a choisie - cuivre, zinc, linoléum, bois... - l'essentiel réside dans le relief qui surgira à l'impression. Or, il y a, chez Bernard Alligand cette obsession de l'empreinte, de cette marque indélébile dans le papier soumis à la presse, de la main et de l'outil qui la prolonge.

Une telle entreprise implique des choix lucides : plaques, papiers, outils, encres..., et des techniques éprouvées ! Dans ce domaine où hasard et maîtrise se côtoient, la réussite ne peut être le fruit que d'innombrables expériences accumulées patiemment. Ainsi à travers elle s'est révélée la virtuosité de Bernard Alligand.

Extrait du catalogue raisonné tome I. Texte de Yves Mairot - Mai 2004